Blessed of God
 concerto pour guitare et orchestre symphonique, 2011
 (nomenclatures disponibles ci-dessous)

Depuis ma rencontre avec le pianiste virtuose brésilien José Eduardo Martins sur le net dans les circonstances que j'ai décrites dans le travail critique effectué sur son oeuvre pianistique, Une réflexion sur la discographie du pianiste Brésilien José Eduardo MARTINS, une grande amitié est née entre nous qui s'est matérialisée par une imposante correspondance où nous parlons de tout et surtout de la musique, puis confirmée par sa commande d'une pièce pour piano en hommage au compositeur portugais Francisco de Lacerda Trois musiques pour endormir les enfants d'un compositeur dont la création aura lieu au mois de novembre 2011 lors de 6 concerts au Portugal (Coimbra, Lisboa, Tomar, Évora, Lagos, Braga, Póvoa de Varzim). Puis un jour, José Eduardo, avec qui je corresponds par émail et visioconférence sur Internet me parle d'une demande que lui aurait faite un de ses grands amis guitariste virtuose, "Est-ce que ton ami compositeur n'aurait pas par hasard écrit des oeuvres pour la guitare ?" car ma musique, dont Rhythmics and Repetitives et Seasons Vertigo présentes sur YouTube, lui avait apparemment beaucoup plu.

Je n'avais à l'époque aucune œuvre spécifique dédiée à la guitare que j'ai souvent utilisée comme instrument d'accompagnement mais jamais comme soliste ou alors d'une manière trop ponctuelle ou confidentielle. Après ma première réponse négative par défaut de munitions, je réfléchis quelques jours. Mais surtout remonte à la surface d'une manière presque automatique le drame de mon frère Benoît décédé en octobre 2010 à l'âge de 50 ans. Cette immense douleur, perdre mon frère presque jumeau, est encore très fraîche dans mon cœur et dans ma tête aujourd'hui. J'avais, aux premiers temps de sa disparition trop rapide et si inattendue, essayé de coucher des mots sur le papier pour lui dire mon amour et cette perte irréparable, toute cette douleur ineffaçable, mais cela ne venait pas. Je me dis alors que ce serait l'occasion unique, qui sûrement ne se représentera jamais, d'écrire quelque chose en son honneur, de grand, de beau et de fort qui serait interprété de surcroît par un magicien de la guitare brésilien qui me tend en cette occasion une perche inespérée venue du ciel. Une fois la composition terminée, c’est finalement un autre magicien de la guitare brésilien, l’immense virtuose Eduardo Meirinhos, Professeur Dr. à la Escola de Música e Artes Cênicas da Universidade Federal de Goiás à Goiânia, qui décide de reprendre le flambeau pour créer cette œuvre, ce grâce à l'action de présentation de José Eduardo Martins.


  
Blessed of God est la traduction anglo-saxonne, biblique et littérale, de l'expression française "Béni de Dieu", surnom que nous avions attribué à Ben suite au cadeau par nos parents de petits cadres décrivant l'étymologie latine de nos prénoms et qui étaient suspendus au-dessus de nos lits d'enfants et d'adolescents dans notre chambre commune, celle de François étant "homme libre". Le surnom, contracté ultérieurement en Béni, l'a suivi à juste titre tout au long de sa vie qui n'a pas toujours été facile bien qu'il gardait toujours le sourire dans l'adversité. Car tel était mon frère, un être béni de Dieu, un être de lumière dans l'obscurité, un guitariste talentueux profondément et intimement musicien - atavisme familial - qui avait une adoration pour le Brésil et l'Amérique du Sud et particulièrement pour leur musique, bien qu'amateur à mon grand regret (et peut-être au sien !), un phare pour moi, un frère qui ne se départissait jamais d'un calme et d'une ouverture d'esprit unique, un pilier, un ami, un jumeau qui me manque terriblement aujourd'hui, mais c'est un mot trop faible. Bien que mon cheminement dans la vie ait toujours été clair dans mon esprit, j'ai depuis sa disparition souvent l'impression de naviguer dans le brouillard ou sous une nuit sans étoiles...

Dans un premier temps, j'ai écrit une œuvre pour guitare seule mais l'objectif suivant était de l'orchestrer ultérieurement puis d'en faire enfin une version en duo guitare / piano afin qu'elle puisse être interprétée selon différentes nomenclatures (voir le tableau ci-dessous).

   I.  passacaglia alla brasiliana

 5'55 "

   II.  andante funereo

 8'30 "

   III.  allegro vivace

 6'00 "

- Guitare / Orchestre -

Durée totale :

 20'30"

- Guitare / Piano -

« Mon Ben, j'espère que tu entendras cette musique depuis le ciel avec les haut-parleurs installés tout là-haut, interprétée par un ange de la guitare et composée par ton frère en l'honneur de ton génie musical qui nous manque terriblement à tous aujourd'hui. Je n'ai pas trouvé d'autre moyen pour te dire tout cela. »


Benoît GOURDIN-SERVENIERE (1959-2010)
© 2010 photo : Anne GOURDIN-SERVENIERE

Ben à Ushuaïa en 2005

© 2005 photo : Marie-Neige PIMOUNET (devant un glacier...)

Nomenclatures disponibles








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