HCQ 650mg
médication pour violon solo et orchestre symphonique, 2020

Cette pièce a été initiée, composée et terminée au beau milieu du pic de la Pandémie Mondiale de Covid-19. La France fut particulièrement impactée sanitairement : par ses erreurs manifestes dans la décision publique, par ses mensonges officiels et médiatiques, par ses blocages institutionnels, par ses luttes intestines dans le milieu de la médecine au détriment des patients, par son manque de préparation prophylactique si justement dénommé "manque de tout", enfin par une stratégie qui rappela le triste épisode mondialement célèbre de la Ligne Maginot pendant qu'on frisait quotidiennement la langue d'Orwell dans une communication institutionnelle des plus flagorneuses. Le "premier système de santé au monde" ne pouvait objectivement pas être pris en défaut par un virus nanométrique d'origine exotique, d'autant qu'il émanait d'un pays si peu avancé selon les critères des Droits de l'Homme inventés par le "phare intellectuel du monde" (autoproclamé). Alors qu'on avait oublié un peu trop rapidement les circonstances tragiques de la Grippe dite Espagnole de 1918 (déjà d'origine chinoise) où avait failli mourir mon grand-père maternel... musicien amateur et mélomane cultivé. Branche dont je suis issu par le noble et incroyable hasard d'une rémission inespérée. La question "Être ou ne pas être ?" ne s'était alors jamais posée aussi crûment qu'en ces hésitations vitales de mon ascendance...

L'objectif musical n'était pas d'ajouter un témoignage artistique à tant de manifestations mondiales de talents sublimes, tous légitimés par la catastrophe sans frontières, tous bouleversés dans leur sensibilité intime, tous torturés par le besoin de communiquer en ces temps de confinement social généralisé alors qu'on retrouvait les ambivalences naturelles des actions solidaires les plus exceptionnelles face aux égoïsmes les plus basiques. Il était écrit que les événements les plus tragiques généraient toujours le meilleur comme le pire... On ne jugera pas ici des politiques publiques nationales dont les divergences accouchèrent de tant de disparités dans l'efficacité guerrière contre un microbe inerte à la létalité redoutable, car ce fut avant tout une guerre de "tous contre un", "un" mais multiple et mutant. Bataille qui est loin d'être gagnée quand l'œuvre d'écriture spontanée est, quant à elle, achevée fin avril 2020.

Mais la réflexion musicale mise au monde dans cette conjoncture extraordinaire a eu un mérite supplémentaire. Elle a permis de mettre à vif un débat désormais récurrent sur l'inefficience crasse de l'hérésie intellectuelle française sous domination étatiste d'essence notoirement marxiste-léniniste. On retrouve les fondations de ces errements historiques manifestes jusque dans les premiers jalons administratifs et législatifs du Conseil National de la Résistance, de 1945 à 1947. Nous n'allons donc pas réécrire ici l'Histoire récente de la France. Quand l'État centralisateur d'aujourd'hui, omniscient, omniprésent, délirant dans son interventionnisme tous azimuts avec des prélèvements fiscaux devenus insupportables pour l'activité économique et l'esprit d'entreprise, n'est même plus capable d'assurer l'essentiel, le tout venant, les masques individuels de protection à 1€ pièce : pourtant la clé du succès contre le microbe extrêmement contagieux... Tout y passe en bureaucratie étouffante quand on sait que c'est la plaie endémique de ces régimes totalisants.

La "musique officielle" n'a pas été épargnée par cette ambition planificatrice stérilisante. Et d'ailleurs qu'est-ce qu'une "musique officielle", dite "contemporaine" pour "épater le bourgeois", sinon un retour à des pratiques d'Ancien Régime dépassées ? Où la courtisanerie fait seule office de talent. En France, cette minable ambition bureaucratique si peu artistique accoucha du pire de l'art : nombrilisme, non art, non expressivité, banalités esthétiques, monstruosités acoustiques, absurdités langagières, feuille blanche, chaos et tabula rasa. Si tant est qu'on puisse résumer 70 années d'inepties en ces quelques mots. Vint alors, après le temps long de la résilience à l'échelle générationnelle dans la musique humaniste, le temps du soin. Cette musique venait naturellement des profondeurs du cœur depuis toujours. Mais elle avait dû affronter une traversée du désert en dizaines d'années. Quand officiellement le caviar était servi en grandes pompes aux nihilistes (et dans la médecine française officielle soviétisée, aux post-lissenkistes), les tenants ostracisés de cette spiritualité universelle devaient se contenter alors d'expédients frugaux, d'aphorismes d'espoir comme autant d'étincelles d'espérance : "L'esprit a beau faire plus de chemin que le cœur, il ne va jamais aussi loin." (Proverbe chinois) ; "La beauté sauvera le monde." (Dostoïevski) ; "Le vrai génie sans cœur est un non-sens. Car ni intelligence élevée, ni imagination, ni toutes deux ensemble ne font le génie. Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie." (Mozart).

Le sommeil était si profond dans la musique française dite "sérieuse" (si sérieuse qu'elle semblait arpenter quotidiennement le chemin du cimetière dans son style), qu'on y ressentait la situation comme un coma dépassé, quand l'esprit vivifiant de la musique française du début du XXème siècle avait enchanté les mélomanes mondiaux par ses prouesses techniques et métaphysiques. Pitoyablement, tristement, il ne subsistait aujourd'hui dans la création française contemporaine aucune trace de cette gloire démiurgique d'antan. Bien au contraire, la musique française de la fin du XXème siècle déroutait, disjonctait, théorisait, pontifiait, jugeait, ostracisait, sélectionnait ses disciples comme dans une secte, excommuniait les mal-pensants, et finissait même par lasser ses plus ardents défenseurs... Sensiblement, on y ressentait perpétuellement l'apologie d'un esprit eschatologique jamais très éloigné de la scatologie. Ne cachons pas notre dégoût sensible, c'était objectivement de la merde institutionnelle grassement subventionnée : "De la merda d'artista !" selon les propres mots choisis par le plasticien italien Piero Manzoni pour nommer son œuvre scatologique mise en boite de conserve en mai 1961 (cliquer sur le lien). En France en 2020, le virus de la Covid-19 apparut alors comme un pantin maléfique destiné, dans ces multiples paradigmes d'État arrosés de subventions indues et notoirement inutiles au bien public, à réveiller les consciences endormies par le poison idéologique délétère de l'argent public. Dans la médecine, comme dans une parallèle tragédie opératique, un personnage iconoclaste surgit tel un tsunami pour déstabiliser le château de sable vacillant de la Santé Publique française. Le Pr. Didier Raoult avait découvert un protocole médicamenteux à base d'Hydrochloroquine, antipaludéen célèbre, qui s'avéra efficace au vu des statistiques de la Fondation hospitalière marseillaise qu'il dirigeait.

HCQ 650mg, le nom technique et la dose de ce médicament qui forme une partie de son protocole de soin, est à son tour une tentative sonore, une volonté de médication pour soigner un univers musical national, dit "sérieux" ou "classique", sinistré par 70 ans d'idéologie désastreuse obsolète, nécrosée, et donc totalement dépassée. On voulait dénoncer les Crimes contre l'Humanité du Procès de Nuremberg par le langage abscons de la musique contemporaine, ainsi que le théorisa en 1949 Theodor W. Adorno dans son aphorisme célèbre : "Écrire un poème après Auschwitz est barbare" affirmait-il alors ! Mal en prit à cette génération obtuse : le remède fut trop souvent pire que le mal. Il va désormais falloir revenir de ces contrées stériles et arides comme de la Sibérie en hiver... La convalescence va être longue et parsemée d'embûches, d'écueils, de chausse-trappes, de passages de Bérézina intellectuelles, car on y instruira le procès, à l'instar de la société institutionnelle française au bord de l'agonie à cause d'un virus pathogène, d'une institution morbide et de ses clercs toujours accrochés à leurs sièges comme des moules à leur rocher. Quand bien même le système aurait un cancer en phase terminale métastasé à tous ses organes.

Il est désormais question de vie ou de mort de notre culture nationale, donc de sa Renaissance ou de sa disparition dans le flux de l'Histoire. Bien évidemment, c'est mon sujet de prédilection.

  HCQ 650mg

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