Rhythmics and Repetitives
(24 études rythmiques pour 2 pianos) 1989 - 2001

Toutes ces études * sont issues d'un catalogue d’idées "surgies du néant" entre décembre 1988 et février 1989, période pendant laquelle Alix, mon deuxième fils, est né... Cet Opus lui est dédié. Ces idées, laissées dans un fond de tiroir pendant dix ans, réapparurent en 1999 sur ma table de travail. La première d'entre elles, Les fourmis, si réussie à mon goût, poussa l'ensemble à devenir ces études rythmiques pour deux pianos. Elles sont d'une facture tonale généralement simple. Je les ai voulues ainsi pour glorifier les accords francs de tonique et de dominante et pour faire miennes les joies simples et authentiques que ces derniers procurent. Ils apportent une telle fraîcheur quand ils sont associés à des rythmes endiablés ! Mon seul critère, pour juger de la réussite de ces pièces une fois l’écriture terminée, fut la joie et l'envie de danser qu'elles me procuraient. La forme rythmique, quant à elle, trouve sa justification dans ce besoin viscéral de frapper sur les objets les plus divers avec mes doigts et mes paumes. Par ces pièces, j'ai transmis cette nécessité au clavier. Elles me rapprochent de cet élan profond qui réunit les êtres vivants aux forces et aux cycles multiformes de la nature. Aussi de l'essence musicale, de la pulsation primitive, de nos origines.

Ces compositions m'ont été salutaires. Elles m'ont extirpé d'une coque intellectuelle étouffante. Psychologiquement, elles constituèrent le socle de travail sur lequel je me suis patiemment reconstruit après l'embarquement forcé de quelques années aux galères des arts. Elles m'ont remis petit à petit dans le sens de la vie. Le choix de l'instrumentation à deux pianos est, quant a lui, un challenge technique ravelien que se doit d'affronter tout compositeur et qui m'a été suggéré dès l'origine par l'association exceptionnelle d’interprètes contemporaines pour lesquelles j'ai la plus grande admiration depuis ma jeunesse. De plus, et ce n'est pas une moindre fierté même si c'est anecdotique et ridicule, ce travail a produit un record dans mon parcours : créer un opus qui contient plus de 100.000 notes !

Enfin, j'ai voulu les composer par défi à l'esprit académique occidental qui considère qu'une bonne musique doit être techniquement difficile, harmoniquement grise et enfin libérée de son assujettissement aux plaisirs simples. Je voulais clore ce débat aussi dans mon for intérieur et montrer qu'il n'est point de limites à la complexité et aux dogmes.

  
 
J'ai aussi désiré retrouver cette unité avec les mondes qui m'entourent, emprunter à nouveau les chemins du cœur. En les perdant de vue, nous voyageons dans un désert moral et affectif. Notre souffrance devient celle d'une société où la rationalité est érigée comme seul point de repère. En retrouvant l'authentique émotion de l'enfance, instrument de mesure primordial, nous renouons avec cette simplicité qui, seule, fait de nous des êtres vivants, unis à l'univers. En les niant, nous ne sommes que les pions d'un Moloch barbare et sanguinaire.

* Sauf : Le cirque composé en 1993 pour  Au Cœur des Toiles et refusé pour le film homonyme, Fughetta in Prom's composé en 2000 et dont l'origine est l'allegro moderato d'Apologie des Fragrances (1ère Symphonie), In peace with yourself a été écrit en souvenir de Michel Petrucciani que j'ai eu l'honneur de rencontrer aux Jazz Masterclass Johnny Walker de Monaco en 1993, Dance for the peace a été écrit en Septembre 2001, Croissant Jazz est une adaptation pour deux pianos d'une de mes chansons écrite en 1985.

Les fourmis a déjà eu l'honneur d'être joué en concert par Hélène Berger en plusieurs occasions et différentes associations pianistiques : avec Valérie Benzaquine (concert des professeurs au Conservatoire Niedermeyer d'Issy-les-Moulineaux), Martine Gagnepain et François-René Duchâble. Ce dernier m'a fait l'honneur, grâce à l'entremise d'Hélène Berger de créer en duo avec elle Les p'tites frappes et In peace with yourself lors de deux concerts en hommage à Micheline Ostermeyer, la virtuose et triple medaillée Olympique (en 2002 à l'Insep, en 2004 au Centre culturel des trois pierrots à Saint-Cloud). Enfin, grâce au Toho Gakuen School of Music qui m'a acheté le recueil des partitions, 16 des 24 études ont été interprétées le 19 Avril 2008 par Tetsu Mashiko & Masaki Nishihara au Tsukishima Piano Art Salon de Tokyo. De nouveau, le 10 Janvier 2011, Tetsu Mashiko & Masaki Nishihara interprètent Croissant Jazz et In peace with yourself dans le cadre d'un concert dédié au jazz, A Jazzy Night in Bangkok, au Thai German Cultural Foundation Auditorium de Bangkok.

Un grand merci à tous.

  1.   Les fourmis assez difficile

 3'26"

  2.   Tango verde très difficile

 3'31"

  3.   Little train for Keith Town très difficile

 3'52"

  4.   Sunday party très difficile

 2'10"

  5.   Om assez facile

 3'57"

  6.   Le cirque difficile

 2'05"

  7.   In peace with yourself assez facile

 2'39"

  8.   Mosquitos très difficile

 2'58"

  9.   My green valley difficile

 3'22"

 10.   Élégie très difficile

 4'58"

 11.   Poltron minou assez facile

 2'01"

 12.   Child's nightmares assez difficile

 2'22"

 13.   Tordesillas extrêmement difficile

 3'30"

 14.   Dance for the peace difficile

 4'30"

 15.   Ultima Thulé très facile

 3'18"

 16.   Les p'tites frappes très difficile

2'45"

 17.   Missa negra assez difficile

3'25"

 18.   Tournelafarandole assez difficile

3'15"

 19.   Mañana très difficile

3'32"

 20.   Missié universel très difficile

3'40"

 21.   Croissant jazz assez difficile

2'48"

 22.   Fughetta in Prom's extrêmement difficile

3'40"

 23.   Cheese Rap très ennuyeux

3'30"

 24.   My kingdom for a gentle mare assez facile

2'30"








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